Salut, c’est Bastien!
On parle souvent des mêmes géants. Pourtant, les dossiers les plus instructifs se cachent parfois dans les coins moins regardés du catalogue. Cette semaine : un cognac qui redémarre à deux vitesses, une compagnie de ski qui investit dans le padel, et un laboratoire qui rachète ses propres actions.
Les Actualité de cette semaine
ACTU n°1
Rémy Cointreau : le cognac repart, mais tout le groupe ne suit pas
Rémy Cointreau a publié un chiffre d’affaires trimestriel de 223,2 millions d’euros, en hausse de 1,3 % en organique.
Le moteur s’appelle clairement Cognac, avec une progression de 7,7 %. Les États-Unis tiennent bien, l’Asie Pacifique progresse et la Chine recule moins fortement que prévu.
Mais tout n’est pas vert : la division Liqueurs & Spiritueux recule de 6,6 %, tandis que l’Europe reste freinée par une demande modérée et une pression concurrentielle importante.
Le groupe confirme ses objectifs pour 2026-2027, mais il intègre déjà environ 20 millions d’euros de droits de douane dans ses prévisions, contre 15 millions lors de l’exercice précédent.
Donc non, ce n’est pas encore le grand retour triomphal. C’est plutôt un redémarrage à deux vitesses : le Cognac repart, mais le reste du groupe doit encore convaincre.
GUIDE PRATIQUE
Avant de choisir un club, passe ces 4 filtres
Tu vois un club actionnaire qui promet des visites, des invitations ou des avantages exclusifs ? Avant de t’emballer, vérifie quatre choses.
1. L’éligibilité
Combien d’actions faut-il détenir ? Le seuil change-t-il selon que tes titres sont au porteur, au nominatif administré ou au nominatif pur ? Une durée minimale est-elle imposée ?
2. La procédure
Faut-il remplir un formulaire, fournir une attestation bancaire ou contacter directement le service actionnaires ?
3. La réalité de l’avantage
L’avantage est-il encore actif ? Est-il ouvert à tous les membres ou seulement proposé ponctuellement, sur réservation ou par tirage au sort ?
4. La fraîcheur de la preuve
L’information vient-elle d’une page officielle récente, d’un règlement à jour ou d’un vieux forum oublié ?
C’est important, parce qu’un club actionnaire formel, un espace investisseurs et un simple avantage commercial ne sont pas la même chose. Si l’un de ces quatre points reste flou, classe l’information dans “à vérifier” plutôt que de la présenter comme acquise.
ACTU n°2
La Compagnie des Alpes quitte presque la neige pour le padel
L’annonce date du 28 juillet, mais elle mérite largement sa place ici : la Compagnie des Alpes, connue pour ses stations de ski et ses parcs de loisirs, a investi 20 millions d’euros dans PadelCity.
Le groupe détient d’abord 33,9 % de cette entreprise allemande spécialisée dans les centres de padel. Il dispose ensuite d’options pour monter autour de 75 % du capital en 2028, puis atteindre 100 % en 2030.
PadelCity exploite déjà 24 centres en Allemagne et vise environ 350 pistes d’ici la fin de 2026.
Le contraste est assez savoureux : pendant que la météo pèse sur la fréquentation des parcs de loisirs, la Compagnie des Alpes cherche un relais de croissance dans les terrains de padel et le foot à cinq.
Ce n’est pas un coup de communication. C’est une vraie diversification, avec un objectif très concret : lisser l’activité du groupe et devenir un acteur européen des loisirs sportifs urbains.
ACTU n°3
Eurofins rachète 94 995 actions : signal fort ou simple mécanique de marché ?
Le 18 août, Eurofins a publié le détail de son programme de rachat d’actions. Entre le 10 et le 14 août, le groupe a racheté 94 995 actions, à un prix moyen pondéré de 69,9155 euros.
Un rachat d’actions peut soutenir mécaniquement le bénéfice par action, puisque le nombre de titres en circulation diminue. Mais attention : ce n’est pas automatiquement la preuve que l’action est sous-évaluée ou que le marché a retrouvé confiance.
Le contexte est plutôt nuancé. Eurofins a dépassé certaines attentes sur ses résultats trimestriels, mais les investisseurs restent attentifs à la croissance organique, à la transformation technologique, au cash-flow et à l’évolution de la dette.
En clair : le groupe rend du capital aux actionnaires, mais il doit encore démontrer que sa croissance est suffisamment solide pour justifier cette stratégie.
Quand tu repères un rachat d’actions, un avantage exceptionnel ou un seuil d’accès particulièrement bas, évite de conclure trop vite à la “bonne affaire”.
Note toujours ce qui est certain, ce qui est conditionnel et ce qui doit encore être confirmé. Un avantage actionnaire peut être intéressant, mais il ne remplace jamais l’analyse du prix, du risque et de la solidité de l’entreprise.
Psst… Tu fais partie d’un club actionnaire, ou tu connais bien celui d’une entreprise ? Viens lui attribuer une note sur Clubs Actionnaires : ton avis peut aider les prochains actionnaires à faire leur choix.
